La légende raconte que trois enfants, partis glaner dans les champs, s’étaient au retour égarés. Attirés par une lumière, ils avaient rejoint une maison et frappé à la porte.

C’est un boucher qui leur ouvrit, et qui fit mine d’accepter de leur donner l’hospitalité pour la nuit. En fait, sitôt les enfants entrés, il les tua, puis à l’aide de son grand couteau, les coupa en petits morceaux, pour finalement les mettre dans un grand baquet empli de sel, afin d’en faire du petit salé !

Bien plus tard, Saint Nicolas chevauchant son âne vint à passer et frappa à son tour à la porte du boucher. Lui réclamant du petit salé pour son dîner, il prit au piège le boucher, qui comprit qu’il était découvert. Saint Nicolas étendit trois doigts au dessus du tonneau de petit salé, et ressuscita les trois enfants, qui s’éveillèrent de leur long sommeil.

Qu’advint-il du boucher ? Saint Nicolas le garda auprès de lui pour le punir. Il devint le père Fouettard, le méchant chargé de réprimander les enfants désobéissants et les cancres, toujours vêtu de noir, et caché sous une cagoule et une épaisse barbe noire. Tout l’opposé de Saint Nicolas, en somme, qui porte une belle barbe blanche, des vêtements colorés, et donne toujours l’image d’une personne bienveillante.

Cette légende n’est qu’un des très nombreux miracles attribués à Saint Nicolas, évêque vers 300 après J.C, qui était en réalité un homme très généreux et effectivement extrêmement bienveillant. Il est notamment patron des lorrains. on trouve des églises Saint-Nicolas-des-Lorrains à Rome et à Saint Petersbourg.